Le vestiaire qui refuse les doublons
À la sortie du concert, le vestiaire est un nuage de manches et d’écharpes. Deux mains attrapent la même veste noire, la file se fige. Une photo, c’est pareil, il faut repérer chaque chose sans compter deux fois la même.
Pendant longtemps, on a fait comme un vestiaire trop prudent. On mettait plein de crochets “au cas où” partout, puis on passait du temps à enlever les doublons quand plusieurs choix pointaient la même veste. Ça marche, mais ça rajoute des règles fragiles.
DETR change le boulot. Au lieu de couvrir le mur de “peut-être”, on garde une équipe fixe de préposés. Chacun revient avec une seule réponse, une vraie veste avec sa place, ou bien “rien pour moi”. Tout se fait en même temps, sans grand ménage après.
Le truc, c’est d’apprendre sans se soucier de l’ordre de retour. Pour chaque photo, on associe chaque objet réel à un seul préposé, celui qui colle le mieux. On regarde à la fois si c’est le bon type d’objet et si la zone visée tombe juste. Les autres apprennent à dire “pas d’objet”.
Et les préposés ne travaillent pas les yeux fermés. Ils regardent toute la salle et se surveillent un peu, pour ne pas tous foncer sur la même veste évidente. Les gros manteaux se voient bien. Les petits trucs, comme un porte-clés près du sol, se ratent plus facilement sans regard plus fin.
Du coup, la liste finale sort plus propre, avec moins de règles ajoutées après coup, parce que le “un objet, un préposé” est déjà dedans. Et un préposé peut même tracer la forme exacte, pas juste un rectangle. Quand des tracés se chevauchent, on garde le plus fort, point par point.