Quand une simple boîte commence enfin à voir juste
Dans une pièce de réparation un peu sombre, quelqu'un sort d'un carton un oiseau en lanterne tout froissé. Le carton montre juste la place prise. Il ne dit rien du cou fin, des ailes courbées ni du vide dedans. Pour un organe, une boîte autour de la zone donne le même indice. Pas la vraie forme.
Si on fait trop confiance à cette boîte, l'oiseau devient un gros bloc inventé. Les bords fins disparaissent, les creux se bouchent, et un bout de tissu d'emballage peut passer pour une aile. Dans une image du corps, c'est pareil. Les formes sont fragiles, les morceaux vus sont petits, et tout se ressemble vite.
Le premier ajout, c'est une mémoire de forme. Le logiciel garde un organe de référence comme un nuage de petits points, un peu comme un oiseau en perles avec la peau dehors et les tiges dedans. Il compare ce nuage à sa supposition du moment et les rapproche. Les points suivent mieux les courbes, les trous et les parties fines.
Il ajoute aussi un garde-fou simple. Si l'image ne montre qu'un bout de l'organe, il évite de comparer ce demi-vu avec un modèle entier. C'est comme attendre que tout l'oiseau soit sur la table avant de le rapprocher du modèle en perles. Le repère devient plus juste.
Le second ajout s'occupe des images brouillées. Au début, ce qu'il y a dans la boîte est pris comme peut-être oui, et dehors comme plutôt non. Puis il apprend quelles zones vont ensemble, non pas par leur gris sous une lampe faible, mais par leur ressemblance profonde, comme si on triait le papier par texture et souplesse.
Quand les deux indices travaillent ensemble, la boîte change de rôle. Elle ne prétend plus dessiner l'organe toute seule. Elle sert de point de départ, puis la mémoire de forme et le sens des zones qui vont ensemble resserrent le contour. Au lieu d'un bloc gonflé, on s'approche d'une forme nette, avec ses bords et ses vides.